10 janvier 2012
Un heureux évènement
de Rémi Bezancon (sortie:28 septembre 2011)
scénario de Vanessa Portal et Rémi Bezancon

Barbara (Louise Bourgoin) et Nicolas ( Pio Marmai) tombent amoureux et décident rapidement de devenir parent. L'arrivée de l'enfant va bouleverser le quotidien du couple.
C'est dur dur d'être parent ( et pas seulement à l'adolescence)... Voilà le propos du dernier long - métrage de Rémi Bezancon qui s'est fait remarqué avec son précédent film Le premier jour du reste de ta vie. Alors, que dire de cette adaptation du roman de Eliette Abécassis? Et bien , il ne donne pas forcément envie de devenir parent ( bien au contraire) en nous présentant une jeune mère en pleine dépression post- natale. Le film se découpe en deux parties. Dans la première, on a le droit à la rencontre entre Barbara et Nicolas ( Pio Marmai, l'atout physique pour la gente féminine, on rêve toutes d'un copain comme Pio à la décontract, non? Et pour les mecs, vous avez Louise , une fille rigolotte et décomplexée alors vous plaignez pas... ). Je reviens à ce que je disais, cette première partie est sympathique et en fait voir plein les mirettes, le coup de foudre dans un vidéo-club, les voyages aux quatre coins de l'Europe alors qu'on nous laisse entendre que les fins de mois sont difficiles ( comme chanterait notre cher Renaud, les bobos , les bobos ...), ça papillone de ci de là. Alors bien sûr, c'est très cliché mais on tombe à coup sur dans le panneau et on se laisse séduire. Et puis, arrive le projet Bébé et on passe à la seconde partie. Alors tout d'abord, les mois de grossesses, les nausées, le corps qui change, les cours de préparation à l'accouchement, l'annonce aux parents et tout le tralala. Et puis, l'accouchement et les premiers mois du bébé, les préoccupations sur l'allaitement, l'implication des beaux- parents parfois un peu trop envahissants , les crises d'angoise, la remise en cause du couple etc... Ce long - métrage m'a moins séduit que le précédent, peut - être parce que je n'ai pas encore vécu cette expérience et donc je ne me suis peu ou pas identifiée aux personnages. Quelques scènes sont amusantes, je pense à celle du club de lait, ces femmes qui militent pour l'allaitement et un mode de vie sain selon elle pour leur progéniture ou bien celui de l'accouchement avec le papa, disons, un peu dérouté... Ainsi, un heureux évènement est un bon divertissement familial , comme dirait - on, un bon film du dimanche soir, mais qui n'a pas la saveur du premier jour du reste de ta vie.








19 novembre 2011
La piel que habito
de Pedro Almodóvar ( sortie: 17 août 2011)
Scénario de Pedro et Agustín Almodóvar

Après avoir vécu un drame familial, Robert Ledgard, un chirurgien esthétique réputé, décide de consacrer ses recherches scientifiques à la regénération et à la greffe de la peau sur le corps humain ce qui l'amènera à prendre sa revanche...
Faire peau neuve... Une expression qui correspond bien au dernier long métrage du cinéaste espagnol tant par le propos de son film que par le virage qu'il entreprend dans sa carrière cinématographique. En effet, en adaptant l'oeuvre du romancier français Thierry Jonquet intitulé Mygale , il s'essaie pour la première fois au thriller et le réussit qu'à moitié. Et pourtant, la bande annonce annoncait que du bon. Beaucoup de mystère, une femme masquée, une musique au rythme saccadée parfaitement accordée à l'image, un Antonio Banderas à l'air menaçant. Et puis finalement, en voyant le film, c'est bof bof car , même si on retrouve ce qui fait la patte du réalisateur c'est à dire les décors en carton - patte, son goût pour les plans extrêmement travaillés esthétiquement et innovant ( en tout cas, pour ma part, il m'étonne toujours autant) et pour l'androgynie, l'intrigue ne tient pas vraiment la route. Dommage, j'attendais mieux des retrouvailles entre Pedro Almodovar et Antonio Banderas, vingt ans après Attache- Moi ...








La guerre est déclarée
de Valérie Donzelli ( sortie: le 31 août 2011)
Scénario de Valérie Donzelli et Jérémy Elkaim
Roméo ( Jérémy Elkaim) et Juliette ( Valérie Donzelli) forment un couple heureux. Un jour, on détecte une tumeur chez leur jeune fils Adam. ...
J'veux qu'on rit , j'veux qu'on danse, j'veux qu'on s'amuse comme des fous... Voilà quelques mots tout droit sortis d'une chanson de Brel et qui correspondent exactement à ce film. Mon gros coup de cette année pour l'instant. Présenté et remarqué lors du Festival de Cannes où il en est ressorti bredouille (dommage!) , sa bande annonce m'avait tout de suite séduite. Bref, je l'avait placé quelque part dans un coin de ma tête en attendant sa sortie quelques mois plus tard.Et bien il faut dire que cette bande annonce alléchante a tenu toutes ses promesses puisque La guerre est déclarée est un vrai petit bijou. Malgré un sujet grave, le film ne tombe jamais dans le pathos bien au contraire. Les personnages ne se laissent pas accabler par la situation et essayent de voir la vie toujours du bon côté . Parce que oui, la guerre a déclaré est un film virevoltant et plein de vie sans être naif. Certes on s'inquiète et on passe beaucoup de temps à l'hopital mais on se soutient aussi énormément, on espère, on continue à faire la fête, on chante, on danse et on profite à fond de ces petits moments de bonheur pour oublier pendant quelques instants l'épreuve. C'est leur propre vécu qu'évoquent ici Valéry Donzelli et Jérémy Elkaim qui voulaient tout d'abord en faire un film comique pour parvenir à prendre de la distance avec la réalité. Finalement, on se retrouve dans un long métrage profondément humain et touchant. A cela, s'ajoute une bande son parfaitement accordé aux images entre Yuksek , Peter Von Poehl et la collaboration de Benjamin Biolay qui a composé pour l'occasion une chanson chantée par le couple dans le film. Valéry Donzelli signe donc un film fort, un hymne à la vie.


30 mars 2011
the Social Network
de David Fincher (sortie:le 13 octobre 2010)
Scénario de Aaron Sorkin

Après s'être séparé de sa copine, Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg) , étudiant à Harvard , pirate le système informatique de l' université pour créer un site où chaque étudiant peut comparer toutes les filles du campus. C'est celui-là même, qui quelques mois plus tard va créer un véritable réseau social virtuel, thefacebook, le futur facebook...
Créé en 2004, le réseau social Facebook intéresse déjà le cinéma, c'est dire le phénomène... J'ai été étonnée quand j'ai appris que David Fincher réalisait un film sur Mark Zuckerberg, le créateur de facebook car je n'attendais pas ce réalisateur dans ce genre de films. Mais Fincher aime surprendre son public en tournant là où on ne l'attend pas ( on se souvient de la prouesse de L'étrange histoire de Benjamin Button). Bon, je dois le dire, au départ, je n'étais pas franchement emballée , parce que tous ce qui concerne les nouvelles technologies me passent bien souvent au - dessus de la tête. Et puis, un bouche à oreille plutôt favorable m'a mis la puce à l'oreille et m'a finalement convaincue d'aller le voir. Finalement, j'ai pas été déçue. Et pourtant au départ, je le sentais mal avec toutes ces démonstrations de manipulations informatiques et les termes geeks dont je ne comprenais pas grand chose. Mais peu à peu, Fincher se focalise intelligement sur la psychologie de Mark , un individu introverti, froid, de plus en plus déconnecté du monde extérieur. L'acteur Jesse Eisenberg livre ici une interprétation impressionnante tout comme son acolyte Andrew Garfield, qui joue le rôle de son meilleur ami. Quant à Justin Timberlake, son rôle ne change pas de l'ordinaire: il fait sa star. Enfin bref. Une des autres grandes qualités de ce film est sa réalisation avec un montage efficace en flash- back et une musique en parfait accord avecles images. On sent toute l'expérience de Fincher dans la réalisation de publicités et de vidéo clips ( entre autres Vogue de Madonna), deux formats qui nécessitent une certaine dynamique. Ainsi, certaines scènes sont de véritables petits bijoux pour les yeux et les oreilles...

















