cine qua non

ce cinéma qui pendant en moyenne 2 heures fait oublier les soucis quotidiens ou bien fait prendre conscience de quelque chose, fait ressentir quelquechose, rire larmes le cinéma & ses petites émotions ...du cinéma, indépendant ou non, vieux ou récent ...

08 mai 2012

changement d'adresse

Bonjour tout le monde!! Vous avez pu constater que je ne poste plus beaucoup ici. Cela s'explique entre autre parce que j'ai changé d'adresse de blog. En effet, j'ai décidé de refaire un blog ciné. Alors, vous allez voir , pratiquement rien a changé  (même titre, même déco, même concept ) mais j'en avais marre de voir mes premiers articles un peu brouillon. Et puis, je n'étais pas très contente de moi. Enfin bref... voici l'adresse de ce nouveau blog : www.lecinequanon.canalblog.com. Je vous dis à bientôt ^^

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01 mai 2012

Le Prénom

de Alexandre de la Patellière & Mathieu Delaporte
(sortie: le  25 avril 2012)

Scénario de Mathieu Delaporte & Alexandre de la Patellière

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Vincent (Patrick Bruel)  va être papa pour la première fois. Il est invité avec sa compagne chez sa soeur Elizabeth ( Valérie  Benguigui) surnommée Babou et son beau- frère Pierre (Charles Berling). Claude ( Guillaume de Tonquédec) , un vieil ami de la famille est aussi de la partie.   En attendant l'arrivée d'Anne (Judith El Zein) retenue à son travail, les questions fusent sur la future naissance et le prénom de l'enfant...

       Un repas de famille qui tourne aux règlements de compte...  C'est un bouche à oreille plutôt favorable qui m'a donné l' envie de voir  cette comédie familiale.  Le Prénom est l'adaption cinématographique d'une pièce de théatre qui a eu beaucoup de succès l'année dernière à Paris. Ces auteurs, Alexandre de la Patellière  et Mathieu Delaporte ont décidés  d'en faire leur propre adaptation sur grand écran. Nous retrouvons donc dans ce film tous les codes du théatre de boulevard, le huit - clos, les quiproquos, des personnages stéréotypés comme un intello bobo gauchiste et  un agent immobilier bling  bling...  Le film commence de manière originale en nous commentant   rue par rue comme une visite guidée l'itinéraire  jusqu'à l'appartement. Puis , un peu à la manière du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, la voix off  nous présente chacun à leur tour les  convives du repas  pour finir  sur Vincent ( le principal intéressé) arrivant chez  sa soeur.  L'idée de départ est intéressante: un prénom donné à un futur enfant crée la polémique. Le sujet nous parle: nous nous sommes tous retrouvé dans  cette situation  où un prénom nous a interloqué , nous a fait rire ...  . Manque de pot, pas de surprise, j'avais deviné le prénom en question avant.  Dommage! Cependant, on devine vite que cette polémique sur le prénom n'est qu'un prétexte pour qu'éclate  les non-dits, présents depuis  trop longtemps au  sein de cette famille. Alors, ça se chahute  et se remet en question à tout va pour notre  plaisir.

Ainsi, Le prénom, malgré quelques situations un peu poussées est un bon divertissement qui  s'inscrit dans la lignée de d'autres adaptations de pièces de théatre comme les désormais cultes le Père Noel est une ordure ou le Dîner de Cons et a le mérite de rendre accessible le théatre au grand public .

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28 avril 2012

Elephant man

de David Lynch ( sortie: le 09 octobre 1989)
Scénario de David Lynch, Eric Bergen & Christopher de Vore

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A la fin du XIX siècle, le chirurgien anglais Frederick Treves ( Anthony Hopkins) fait la connaissance dans une fête foraine londonnienne de John Merrick ( John Hurt), un jeune homme qui par sa difformité physique sert de bête de foire.  Le médecin va alors s'intéressser à son cas...

        " I am not an animal! I am a human being! I am a man... Elephant Man est un film vramient particulier pour moi parce qu'avec ET l'extra terrestre de Steven Spielberg, il a traumatisé mon enfance. Et oui, ça ne s'explique ps surtout que ces deux personnages malgré leur physique particulier sont extrêmement attachants. Deux scènes m'ont particulierement marquées toute petite. La première, celle où des badauds lui rendent visite dans sa chambre et le saoule volontairement. La deuxième, le moment où il essaye, le visage couvert,   d'échapper à la foule qui le poursuit dans la gare. C'est en écoutant l'acteur Thierry Frémont évoquer cette scène que j'ai eu envie de redécouvrir une vingtaine d'année plus tard  ce long- métrage. Et finalment, en la revisionnant, je me suis rendu compte  que ce n'était pas tant l'anormalité du personnage principal  qui me faisait peur sinon la cruauté de ceux qui l'entourent et qui cherchent à lui nuire pour satisfaire leurs propres intérêts. Inspiré d'une histoire vraie, David Lynch s'est basé pour ce film sur les mémoires du véritable médecin anglais Frederick Treves qui s'est occupé de Joseph (et non John) Merrick, atteint d'une maladie génétique qui explique ses multiples malformations. David Lynch a pris le parti de ne pas nous montrer dès le début du film cet être considéré comme un monstre  en se focalisant d'abord sur les réactions des personnes qui se retrouvent face à lui. Ainsi, si sur la plupart de leur visage, se lit la terreur , c'est plutôt une vive émotion qui se dégage du médecin. De cette manière, lorsque John Merrick dit " Elephant Man" apparait pour la première fois à l'écran, le spectateur est plus ému qu'apeuré et voit véritablement l'être humain qui se cache  derrière cette apparence monstrueuse.  Cela est du à la remarquable prestation de John Hurt  qui sous une  couche  impressionnante de maquillage et de prothèses  parvient à véhiculer une vive émotion. Nous ne pouvons qu'être touchés par la fragilité et l'extrême gentillesse de cet être humain remarquable. David Lynch décrit de plus ici, une ambiance  pesante grâce à un noir et blanc sublime  qui joue sur les contrastes. La description du contexte de l'intrigue qui a pour toile de fond, l'époque victorienne et la Révolution Industrielle  dénonce l' idée de deshumanisation de l'homme humain par la machines. En effet, nous voyons au début du film le chirurgien soigner un homme grièvement blessé et brûlé par une machine. Par ailleurs, à plusieurs reprises, la fumée sortant des machineries, envahit souvent l'écran jusqu'à en faire disparaitre toute agitation humaine.

Elephant Man est donc un film sur l'Humanité avec un grand H. Et à la fin du film, une question reste en suspens:  Qu'est- ce  qui est le plus affreux? La déformation physique d'un êtreou la cruauté dont peut être capable le genre humain?

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27 avril 2012

Sur la piste du Marsupilami

de Alain Chabat ( sortie: le 04 avril 2012)
Scénario de Alain Chabat et Jérémy Doner

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Grand reporter de télévision, Dan Geraldo ( Alain Chabat)  est depuis quelque temps en panne d'inspiration pour réaliser un nouveau reportage. On l'envoit alors en Palombie pour enquêter sur la civilisation Paya. Aidé de Pablito (Jamel Debbouze), un guide magouilleur sur les bords, il visite la Palombie à la recherche de cette communauté et de leur animal sacré, le Marsupilami.

      Houba, Houba, c'est luiiiii,  le Marsupilami... Après s'être attaqué à l'univers d'Uderzo et Goscinny avec Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre, Alain Chabat recidive pour notre grand plaisir en adaptant la célèbre bande dessinée créé par André FranquinSur la piste du  Marsupilami est  un film familial qui attire toutes générations confondues. La composition de la salle de ciné en témoigne . Les plus agés, en accompagnant leurs petits- enfants, retombent en enfance  par cette adaptation d'une  BD publiée dans les années 50, les spectateurs  qui ont entre 20 et 40 ans  retrouvent l'humour décalé des "nuls" et les plus jeunes s'attendrissent pour ce  petit animal à quatre pattes rempli d'énergie. Il allie, de plus   humour et aventure.  Il faut dire que les acteurs y sont pour beaucoup. On retrouve Jamel Debbouze  dans le rôle du guide filou mais surtout pas " menteur", et d'autres acteurs  connus pour leur sens de la comédie, Patrick Timsit, l'actrice - réalisatrice Géraldine Nakache et l'acolyte de Omar Sy dans le SAV des émissions, Fred Testot. J'ai été surprise de voir apparaitre dans ce genre de film et surtout dans ce rôle,  Lambert Wilson dans la peau d'un dictateur, grand admirateur d'une diva internationale (mais pas plus de détails pour ne pas gâcher la surprise). Ce que j'aime chez Chabat, c'est sa maitrise parfaite des gags du plus potache au  plus fin  et critique.  A cela s'ajoute des décors naturels grandioses ( Alain Chabat a  tourné quelques plans entre autres au Mexique et en Malaisie) mêlés à des décors en carton pâte colorés qui donnent une allure irrésistiblement kitsh et enfantine au film. Alain Chabat est un grand gamin et ils nous embarque complètement avec lui dans son univers délirant. Nous savons déjà que comme ces précédents  films, les excellents Didier et Astérix, Mission Cléopatre ou le moins réussi RRrrrrrr!!!,  certaines scènes et répliques resteront dans la mémoire des collective.

Quant au Marsupilami, certains disent que les nouvelles technologies sont passés par là. Moi , je suis persuadée que ce petit être haut comme trois pommes n'existe. Oui, oui, il "n'existe"...

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