cine qua non

ce cinéma qui pendant en moyenne 2 heures fait oublier les soucis quotidiens ou bien fait prendre conscience de quelque chose, fait ressentir quelquechose, rire larmes le cinéma & ses petites émotions ...du cinéma, indépendant ou non, vieux ou récent ...

28 avril 2012

Elephant man

de David Lynch ( sortie: le 09 octobre 1989)
Scénario de David Lynch, Eric Bergen & Christopher de Vore

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A la fin du XIX siècle, le chirurgien anglais Frederick Treves ( Anthony Hopkins) fait la connaissance dans une fête foraine londonnienne de John Merrick ( John Hurt), un jeune homme qui par sa difformité physique sert de bête de foire.  Le médecin va alors s'intéressser à son cas...

        " I am not an animal! I am a human being! I am a man... Elephant Man est un film vramient particulier pour moi parce qu'avec ET l'extra terrestre de Steven Spielberg, il a traumatisé mon enfance. Et oui, ça ne s'explique ps surtout que ces deux personnages malgré leur physique particulier sont extrêmement attachants. Deux scènes m'ont particulierement marquées toute petite. La première, celle où des badauds lui rendent visite dans sa chambre et le saoule volontairement. La deuxième, le moment où il essaye, le visage couvert,   d'échapper à la foule qui le poursuit dans la gare. C'est en écoutant l'acteur Thierry Frémont évoquer cette scène que j'ai eu envie de redécouvrir une vingtaine d'année plus tard  ce long- métrage. Et finalment, en la revisionnant, je me suis rendu compte  que ce n'était pas tant l'anormalité du personnage principal  qui me faisait peur sinon la cruauté de ceux qui l'entourent et qui cherchent à lui nuire pour satisfaire leurs propres intérêts. Inspiré d'une histoire vraie, David Lynch s'est basé pour ce film sur les mémoires du véritable médecin anglais Frederick Treves qui s'est occupé de Joseph (et non John) Merrick, atteint d'une maladie génétique qui explique ses multiples malformations. David Lynch a pris le parti de ne pas nous montrer dès le début du film cet être considéré comme un monstre  en se focalisant d'abord sur les réactions des personnes qui se retrouvent face à lui. Ainsi, si sur la plupart de leur visage, se lit la terreur , c'est plutôt une vive émotion qui se dégage du médecin. De cette manière, lorsque John Merrick dit " Elephant Man" apparait pour la première fois à l'écran, le spectateur est plus ému qu'apeuré et voit véritablement l'être humain qui se cache  derrière cette apparence monstrueuse.  Cela est du à la remarquable prestation de John Hurt  qui sous une  couche  impressionnante de maquillage et de prothèses  parvient à véhiculer une vive émotion. Nous ne pouvons qu'être touchés par la fragilité et l'extrême gentillesse de cet être humain remarquable. David Lynch décrit de plus ici, une ambiance  pesante grâce à un noir et blanc sublime  qui joue sur les contrastes. La description du contexte de l'intrigue qui a pour toile de fond, l'époque victorienne et la Révolution Industrielle  dénonce l' idée de deshumanisation de l'homme humain par la machines. En effet, nous voyons au début du film le chirurgien soigner un homme grièvement blessé et brûlé par une machine. Par ailleurs, à plusieurs reprises, la fumée sortant des machineries, envahit souvent l'écran jusqu'à en faire disparaitre toute agitation humaine.

Elephant Man est donc un film sur l'Humanité avec un grand H. Et à la fin du film, une question reste en suspens:  Qu'est- ce  qui est le plus affreux? La déformation physique d'un êtreou la cruauté dont peut être capable le genre humain?

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Posté par zaboue à 15:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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