cine qua non

ce cinéma qui pendant en moyenne 2 heures fait oublier les soucis quotidiens ou bien fait prendre conscience de quelquechose, fait ressentir quelquechose, rire larmes le cinéma & ses ptites émotions ...du cinéma, indépendant ou non, vieux ou récent ...

04 octobre 2009

La meilleure façon de marcher

de Claude Miller ( sortie: le 3 mars 1976)
Scénario de Luc Béraud & Claude Miller

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Durant l'été 1960, Marc (Patrick Dewaere) & Phillippe (Patrick Bouchitey)  travaillent en tant que moniteurs  dans une colonie de vacances en Auvergne. Si le premier est sportif, sûr de lui, le 2nd en est son exacte opposé: intellectuel et rêveur . Un soir, Marc surprend Philippe  déguisé en femme. Cet évènement va bouleverser la relation entre les 2 hommes... 

       Qui aime bien châtie bien... Voila un film qui repose sur une très grande ambiguité & sur les rapports humains pas toujours très agréables. On y évoque l'humiliation, le sarcasme subi par un  individu parce qu'il est considéré comme différent par ses choix de vie (qu'il n'assume pas totalement non plus ) . Ce shéma est d'aiileurs dupliqué dans le groupe des enfants scindé en deux car les sportifs surnomment  ceux qui suivent le cours de théatre de Philippe de " pédales ". Face à la moquerie permanente de ces collègues, Philippe va essayer de fondre dans un moule avant que tout explose . On le sent , à chaque instant comme une cocotte minute prête a exploser devant les moqueries incessantes. Face à lui ,Marc déroute. On ne voit pas très bien où il veut en venir. A la fois sympathiques et la seconde d'après brutal   jusqu'à ce que Philippe  le piège dans son propre jeu. Je fais référence à la scène de bal finale; On se demande pourquoi Marc agit de cette façon car s'il ridiculise Philippe devant les autres, il n'en est pas moins fasciné par lui, ne dit-on pas "qui aime bien châtie bien"? Ainsi, chacun de ces 2 hommes vont se remettre en question grâce à l'autre. Miller traite ici avec subtilité l'homophobisme et aussi cette crainte d'être mal perçu par les autres . C'est le cas de Marc. Il fait subir a un ce qu'il craint qu'on lui fasse . Niveau interprétation, Patrick Dewaere est parfait .Déjà vu dans les Valseuses de Bertrand Blier et Coup de Tête de Jean Jacques Annaud, il avait ce truc qui faisait qu'il était unique. Bref, la patte Dewaere . Face à lui , Un acteur que je ne connaissais pas , Patrick Bouchitey, impeccable et tout aussi troublant que son comparse . En résumé, un drame troublant .

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27 juillet 2009

American Beauty

de Sam Mendes ( sortie : 2 février 2000)
Scénario de Alan Ball

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Lester Burnhamm( Kevin Spacey) pourrait mener une vie parfaite dans sa  maison bourgeoise située au coeur d'un quartier résidentiel entouré de sa femme Carolyn (Annette Benning) et de sa fille Jane (Thora Birch). Cependant, si de l'extérieur tout semble parfait , le couple est en pleine crise familiale, la fille mal dans sa peau et Carolyn en plein doute professionnel . Quant à  Lester , considéré comme un moins que rien par son entourage ,tombe sous le charme de Angela Hayes ( Mena Suvari) la meilleure amie de sa fille, et décide de tout  plaquer pour recommencer une nouvelle vie ... Il ne sait pas que , bientôt, il va mourir...

     Les apparences sont parfois trompeuses... a pu être le leitmotiv du réalisateur Sam Mendes lorsqu'il a réalisé American Beauty... Que peut on dire à part que l'on est dans un film génial et brillant qui détruit tout ce concept de American Dream en soulignant ses failles a travers la famille Lester Burnhamm et ses voisins. Lester, génialement ( oui, encore un autre génial ) interprété par Mister Kevin Spacey qui, un beau matin , lassé de ses échecs pète un plomb et décide de vivre comme il le veut loin de cet idéal prôné par la société  ( un métierbien payé mais ennuyeux  et , une belle maison dans un quartier tranquille, une vie de famille calme), de la "tyrannie" de sa femme Carolyn très impliqué dans son travail qui ne rencontrant pas le succés espéré , jalouse son adversaire dans les affaires immobilières à moins que ce ne soit de la fascination...Enfin bref, toute cette remise en question dans la tête de Lester débute lorsqu'il croise le regard langoureux d'une pom pom girl, mannequin à ses heures , meilleure amie de sa fille . C'est donc le déclic pour le quadragénaire qui démissione illico presto et décide de se consacrer  au sport pour sculpter son corps en celui d'un Apollon  afin de séduire la jeune donzelle, peu farouche ( grande sera la surprise) devant les yeux stupéfaits de sa femme et sa fille . Une fille, mal dans sa peau  le considèrant comme un looser et voudrait parfois s'en débarrasser. Malgré sa discretion, elle attire le jeune et étrange  voisin,cinéaste amateur tout récemmment débarqué dans le quartier avec son père militaire ultra sévère et sa mère totalement soumise et proche de l'aliénation. Vous l'aurez compris, cynisme et ironie sont les principaux ingrédients de ce long-métrage. Ironie du sort , bien sûr, pour Lester  dont on sait dès le départ grâce a sa voix off qu'il n'est plus de ce monde , ironie aussi  qui montre toute cette frustration que suscite notre société  et qui nous aliène , parce que petit à petit apparait la folie de chacun des personnages.   Ironie aussi dans la musique qui accompagne avec subtilité les  images et pour mieux appuyer le propos du film ; En conclusion, quand vous regardez American Beauty, vous vous rendez  vite compte que vous être devant un film brillant tant par son écriture que par sa réalisation, pas étonnant qu'il ait été  récompensé de nombreuses fois .

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28 juin 2009

les Liaisons Dangereuses

de Stephen Frears (sortie: 22 mars 1989 )
scénario de Christopher Hampton d'après l'oeuvre de Choderlos de Laclos

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Au XVIIIème siècle, le Vicomte de Valmont(John Malkovitch) jouit d'une réputation d'éternel séducteur . Avec sa complice, Madame de Merteuil (Glenn Close), il élabore un plan machiavélique pour séduire la jeune  Cécile de Volanges( Uma Thurman), tout juste sortie du couvent et qui va se marier avec le comte de Bastide, ancien amant de Merteuil qui l'a rejetté pour vivre avec une femme plus "pure" qu'elle. Pourtant, Valmont voit en Mme de Tourvel( Michelle Pleiffer) , une jeune épouse dévouée et fidèle séjournant chez sa tante, une nouvelle proie à mettre dans son tableau de chasse...   

Un chef d'oeuvre cinématographique largement inspiré d'un chef d'oeuvre littéraire... En effet, le film est une adaptation du roman épistolaire de Choderlos de Laclos datant du XVIIIème siècle. Malgrés les différentes difficultés d'adaptations qu'ont pu rencontrer le scénariste et le réalisateur , le résultat final est brillant.Effectivement, un des principaux obstacles  est d'adapter  un roman dont la trame est basée uniquement sur un échange de lettres entre tous les personnages . mais le défi est relevé notamment grâce à un duo d'acteurs époustouflants qui servent très bien le scénario et la mise en scène. Glenn Close est parfaite en " garce " machiavélique qui n'a aucun scrupules à manipuler son entourage . Quant à John Malkovitch, il joue à merveille ce Valmont libertin et pervers qui peu à peu va se perdre dans son propre jeu. Le génie du réalisateur a été de choisir pour les rôles de ce couple phare - Merteuil- Valmont  des acteurs peu connus comme étant des canons de beauté. Et pourtant,une certaine sensualité se dégage dans  les scènes de confrontation entreeux- deux ou face à leur victimes : la candide Cécile de Tourvel jouée par Uma Thurmann et Madame de Tourvel, épouse dévouée et sincère  interprétée par  Michelle PLeiffer. Il faut ajouter le travail minutieux sur les décors et les costumes dépeignant bien l'ambiance de la fin du XVIII ème siècle. Il faut ajouter qu'un certain humour est distillé tout au long du film par les différents sous-entendus qui , comme dans le livre, rend le spectateur témoin et complice de ce plan machiavélique . En , bref, c'est un très grand film qui mérite amplement ses 3 Oscars obtenus en 1989 ( Oscars de la meilleure Direction artistique et desMeilleurs  Décors, des meilleurs costumes et la Meilleure adaptation ) ainsi que Son César du Meilleur Film Etranger...   

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23 mai 2009

los Abrazos Rotos ( les Etreintes Brisées)

de Pedro Almodovar ( sortie: 20 mai 2009)
scénario de Pedro Almodovar
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Harry Caine  ( Lluis Homar) est un auteur et scénariste non-voyant. Quatorze ans auparavant, il était Matteo Blanco, un réalisateur qui tombe fou amoureux de Lena ( Penelope Cruz), l'actrice principale de son film et la femme de son producteur.

Almodovar rend ici hommage au monde du cinéma... Tout d'abord, parce qu' il nous plonge en plein milieu d'un tournage d'un film,celui de Matteo intitulé  Fille et valises.On a donc l'impression que le réalisateur espagnol veut montrer à son public comment il concoit son métier, et voir ce qui fait son talent, sa touche Almodovienne. Ainsi, on déambule avec le réalisateur Blanco comme on le ferait sans doute avec Almodovar dans des décors hauts en couleurs , entourés d'actrices,  un appareil photo à la main pour les essais des costumes . Et au milieu de tout cela, se forme une histoire d'amour entre le réalisateur et son actrice comme peut l'etre l'histoire artistique entre Almodovar et l'actrice principale Penelope Cruz  dont c'est la quatrième collaboration . Penelope Cruz  est la muse du réalisateur espagnol . On peut dire au sens plus générale que c'est l'actrice  l'actrice & la femme car comme dans beaucoup de ses films, elle tient une place importante dans l'intrigue , ici plutôt dramatique . D'ailleurs, en parlant d'actrice, on retrouve celles qui maintenant font partie intégrante de l'univers du cinéaste. On peut citer Blanca Portillo, Rossy de Palma & Lola Dueñas. Hommage aussi aux actrices avec des allusions par ci par là par exemple à Marilyn Monroe , Audrey Hepburn, Jeanne Moreau ... Hommage à d'autres films, comme par exemple Hollywood ending, on ne sait pas si c'est réfléchie mais on peut noter une certaine ressemblance avec le film Hollywood ending de Woody Allen.Comme dans Etreites brisées, le réalisteur souffre d'une cécité et essuie un échec commercial de son long-métrage. On ressent aussi cette peur que peut "experimentar" comme disent les espagnols les réalisateurs, lorsque le film estr monté et que finalement il est déçu car les scènes choisies au final ne sont pas les meilleurs.  Almodovar douterait-'il  de  son travail? qu'il se rassure, son film est un bijou ... Son inspiration est loinn d'être épuisée, il suffit de voir la mise en scène inventive. Il suffit de voir Lena debout qui surprend son mari en train de regarder une vidéo muette la mettant en scène et qui lui avoue ce qu'elle dit au moment précis où la vidéo a été tourné.Bien sur, c'est aussi des histoires d'amour, un amour pour le cinéma, on l'a compris mais aussi l'amour maternelle, l'amour passionel, l'amour terni et un amour de la langue espagnole aussi. Il est bon de le signaler aussi car alors que beaucoup de réalisateurs hispanistes ont étés séduits pour tourner leur film en anglais, Almodovar lui est resté fidèle à sa langue maternelle... A voir absolument...

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15 février 2009

The curious case of Benjamin Button

de David Fincher ( sortie : le 4 février 2009)
un scénario de Eric Roth

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Alors qu'elle est sur le point de mourir, une vielle dame demande à sa fille qu'elle lise les mémoires de benjamin Button   ( Brad Pitt). Né un soir en pleine fête de l'indépendance ,'il aurait pu être un enfant tout à fait normal,  et pourtant, il se révèle être un individu exceptionel: né vieux , il va suivre le cours de sa vie tout en rajeunissant. Une situation qui pour beaucoup de personnes pourrait être idéale  et pourtant ...

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     En ce jour de Saint Valentin , j'ai eu un gros coup de coeur ...  mais pour un film : L'étrange histoire de Benjamin Button . La première bande annonce rytmée par la composition de Camille St Saens, l'annonçait déjà :cette adaptation de la nouvelle de Francis Scott Fitzgerald  est tout simplement un chef d'oeuvre  et pendant les 2 heures 45 du film , je suis resté comme une gamine devant un spectacle de marionettes , les yeux écarquillés devant le grand écran . J'ai tout aimé : l'univers poétique , l'histoire originale, les personnages, bien sur Benjamin Button mais aussi toutes les personnages qu'il croise: ,Queenie sa mère adoptive (Taraji6 P Henson,Tizzy l'indigène( Mahershalalhashbaz Ali) ,  capitaine Mike le marin pêcheur  tatoué (Jared Harris),   la nageuse Elizabeth Abbott( Tilda Swinton),le fait que l'histoire se déroule pendant une très grande partie à la Nouvelle Orleans & j'en passe  . Et parlons des décors sublimes : on traverse presque tout le XXème siecle en suivant le parcours initiatique de ce personnage  atypique , les rues de la Nouvelle Orléans , les logements de la maison de retraite , les ports , les hôtels , les villes ... parlons aussi du travail des costumes, l'élégance des années 20 puis l'esprit plus libre des années 60... Et puis l'histoire d'amour, un des axes principales quand même de l'histoire: une romance à la fois possible   &  impossible entre Benjamin et Daisy ... Un des plans qui m'a marqué est celui de cette vielle dame raisonnable qu'est devenue Daisy se promenant main dans la main avec un enfant de 1 ou 2 ans e qui n'est autre que Benjamin.Le temps passe pour ses deux êtres, l'un a peur de ses crises d'acné futures, l'autre de ses rides qui ,chaque jour, se font de plus en plus présentes . C'est un film  touchant ( mes larmes peuvent en témoigner )car il  nous rapelle forcément des choses même si l'on est plutôt au début de notre vie  . Mais Fincher s'intéresse a des choses toutes simples: nos premiers pas , nos doutes , nos renoncements ...  et il semble nous prendre par la main et nous dire, tu vois ce mec tout ce qu'il a vécu alors que sa vie ne commençait pas forcément comme il le fallait ,fais en autant  profites! J'avais été un peu déçu par Zodiac, le seul film que j'ai vu de ce réalisateur mais ici tout est parfait même les effets spéciaux  ( juste ce qu'il faut) mais ça du être un travail titanesque . En tout cas, une chose est sûre ,en sortant de la salle, l'on sait pourquoi l'on aime tant le cinéma .

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11 février 2009

The changeling (L'échange)

de Clint Eastwood (sortie: 12 novembre 2008)
un scénario de 
J. Michael Straczynski

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Los Angeles dans les années 20, Christine Collins ( Angelina Jolie) vit paisiblement avec son fils unique Walter.Un soir lorsqu'elle rentre du travail, il n'y a aucune trace de Walter. Après une recherche rapide dans les environs, Christine appelle la police insensiblre à son alarme . Au bout des 24 heures règlementaires, le jeune garçon n'est pas revenu au domicile familial, l'enquête commence. Quelques mois plus tard, on affirme à la jeune mère que son fils a été retrouvé . L'instant des retrouvailles aurait pu être parfait mais en voyant l'enfant sur le quai de la gare, Christine est convaincue d'une chose: ce n'est pas son fils.

     Je desespérais de ne pas voir ce film ... Alors qu'il est resté longtemps en salle , je n'avais pas trouvé le temps pour aller le voir . Mais une commune voisine à la mienne a eu la bonne idée de le présenter encore une fois . L'occasion de le voir enfin . Que dire à part que l'on est devant un grand ( et oui encore) Clint Eastwood . L'histoire de cette jeune femme tirée d'un fait divers  est extrêmement émouvante & dure parfois. On a du mal à penser que l'on puisse faire subir de telles choses a des enfants. Au fait, c'est difficile d'en parler sans révéler certains éléments . En tout cas, ce film évoque beaucoup de choses, bien sur l'instinct maternel mais aussi la corruption de la police et toute la propagande déployée autour d'elle . On ne peut qu'avoir du dégout en voyant toute une horde de journalistes au service d'une police qui ne veut qu'une belle publicité de ces soit-disants services rendus aux particuliers. Pourtant quand une jeune femme risque de salir leur réputation, ils n'hésitent pas à employer les grands moyens qui sont plutôt, il faut le dire  affreux : la venue d'un médecin autant corrompu au domicile pour la convaincre que c'est son fils alors qu'elle a les preuves que ce ne peut pas être lui et surtout l'internement dans un hôpital psychiatrique . Ce moment  est assez déroutant: on y voit qure l'écoute est quasi et même inexistante, que l'on ne cherche pas a soigner maiq plutôt à abrutir . Les médecins et infirmières   sont de véritables murs . la seule écoute que va trouver Catherine est celle d'une autre patiente, ancienne prostituée , elle aussi victime des méthodes douteuses de la police . Heureusement, un homme est sensible à la détresse de Catherine Collins, c'est le révérend Briegleb. Il va peu à peu rallier  l'opinion publique, la justice et les journalistes en faveur de la jeune femme et contre l'autorité policière . Autre histoire touchante, celle de Sanford Clark ce gamin kidnappé par un membre de sa famille sanguinaire et qui le pousse  à commettre  des actes affreux . Alors oui , Angelina Jolie joue extrêmement bien cette mère  anéantie par la disparition de son fils et l'incompréhension de la police mais je tenais aussi à souligner l'interprétation de ce jeune acteur Eddie Alderson . la scène ou il veut tout avouer à l'enquêteur et qu'il s'effondre se sentant terriblement coupable alors qu'il n'est qu'une victime ... Donc voilà un très grand film de qualité , un seul bémol pendant la projection du film, l'image était de si mauvaise qualité, on avait presque l'impression que c'était une copie piratée sur Internet, c'est pour dire . Du coup , la fin choisie de Clint Eastwood est assez évasive et quelques informations clouent  le film. Mais l'image était telement floue que l'on a pas pu lire ce qui était écrit laissant tout le monde sur sa fin et frustré .   Alors , on attend la sortie DVD avec impatience .

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28 décembre 2008

Two lovers


de James Gray
 
( sortie: 19 novembre 2008)
scénario de James Gray & Ric Menello

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A la suite d'une douloureuse  rupture sentimentale , Léonard ( Joaquin Phoenix) retourne vivre chez ses parents. Pour aider le jeune homme suicidaire de se sortir de sa dépression, ses parents arrangent  une rencontre avec la fille de l'un de leurs amis, Sandra (Vinessa Shaw) . Entre temps , Léonard fait la rencontre de Michelle ( Gwyneth Paltrow), qui habite dans le même bâtiment. Très vite  , Léonrd tombe amoureux d'elle. Mais la jeune femme volage entretient déjà une relation avec un homme marié ...


    Au premier abord en lisant la synopsis ... on pourait croire à une histoire  extrêmement simpliste , un simple triangle amoureux comme on a l'habitude d'en voir. Cependant  les personnages qui évoluent sont bien plus complexes qu'il n'y paraît .Léonard dont on découvre très vite le trouble avec la scène d'ouverture :un être mal dans sa peau tentant de se remettre de sa rupture & qui malgré cela essaye de remonter le moral de son entourage. Joaquin Phoenix est impeccable, habité par ce personnage par son allure maladroite ses mimiques, son regard ... Pour les parents, ils sont assez gonflants au départ et de plus en plus attachants lorsque l'on découvre le pourquoi de leur inquiétude envers leurs fils. La mère à la toute fin  est je trouve très attachante . Ensuite les deux femmes convoitée par Léoanard, toutes deux sensibles mais chacune à leur manière , l'une charmée par Léonard , l'autre aussi paumée que son ami , tour à tour joyeuse et mélancolique .L'univers de James Gray etait inconnu pour moi. J'en avais entendu du bien alors je suis allé voir ce film qui marque parait - il un tournant dans la filmographie de ce cinéaste . Il me tarde de voir ses autres films( The yards, Little Odessa & We own the nights) tant j'ai aimé son univers, sa manière subtile  de filmer, l'émotion qu'il nous donne. j'ai apprécié l a conclusion subtile mais aussi désarmante En sortant du cinéma , une certaine mélancolie régnait...

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23 novembre 2008

Things we Lost in the Fire ( Nos souvenirs brûlés)

de Suzanne Bier  (sortie: 30 janvier 2008)
scénario de
Allan Loeb


Tout semble au mieux pour Audrey ( Halle Berry) et Brian ( David Duchovny) qui vivent paisiblement avec leurs 2 enfants jusqu'à ce qu'arrive l'innacceptable: le meurtre  de Brian par un homme violent & alcoolique. Il est difficile pour Audrey de remonter la pente et de s'occuper comme avant de ses enfants. Elle fait alors appel à Gerry( Benicio del Toro), meilleur ami d'enfance de Brian qu'elle jugeait alors infréquentable & dont elle acceptait difficilement les visites de son mari chez lui.Pourtant, Gerry, drogué  et paumé va considérablement soutenir Audrey et vice versa pour se reconstruire .

     Ne pas se fier aux titres à rallonge qui présage un mélodrame romantique à souhait ... queneuneu ce film est une bulle d'émotion  . Pour être franche, j'ai regardé ce film car Benicio del Toro jouait dedans: il m'avait beaucoup impressionée dans 21 grams de Innarritu ou il interprétait un personnage totalement différent de celui déjanté de  las Vegas Parano de Terry Gilliam. Les autres acteurs me convenait moins, Halle Berry, vue dans Catwoman et Duchovny, alias l'agent Mulder dans X Files . Et bien je me suis rendu compte tout au long de ce film que je n'ai pas du voir les meilleurs films de leur filmographie car ils sont ici tous  épatants  .Halle Berry, enfin du moins le personnage qu'elle interprète est à fleur de peau, autant paumée que Gerry, c'est ce qui va les rapprochés d'ailleurs et Duchovny en ami sincère et dévoué à son meilleur pote en pleine galère . Donc tous sont à leur manière bouleversants. On peut remarquer qu'il n'y a pas beaucoup de dialogues, tout se joue dans les regards insistants , le toucher . Et à travers le si peu de paroles échangées  il se ressent une véritable tensionentre les 2 principaux protagonistes ( Gerry &  Audrey) .
Mais malgrés cette violence verbale, chacun vont trouver en l'autre une aide: l'une pour garder la tête haute et poursuivre l'éducation de ses enfants malgrés la profonde douleur du deuil & l'autre pour se sortir du mal qui le ronge: la toxicomanie .A noter aussi l'interprétation des 2  enfants (Micah Berry & Alexis Llewellyn) d'Audrey et Brian qui relachent un peu cette tension et s'attachent à Gerry qui devient en quelque sorte leur 2ème père. Une des scènes les plus touchantes est lorsque un des petits apporte à manger à Gerry après qu'il ait fait une crise de manque...
J'allais oublier la musique de l'argentin  Gustavo Santaolalla ( Brockback Mountain, Carnets de Voyages, Babel)qui participe à l'émotion  On ressort donc de ce film bouleversés, la larme à l'oeil . C'est dommage que ce film soit passé un peu inaperçu  lors de sa sortie. Il mérite d'être vu ...

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15 novembre 2008

Eternal sunshine of the spotless mind

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de Michel Gondry
(sortie:  06 octobre 2004)

Rien ne va plus entre Joel ( Jim Carrey) & Clémentine ( Kate Winslet) .Celle- ci décide de supprimer de sa mémoire tous les moments passés avec Joel grâce au nouveau procédé révolutionnaire, le concept Lacuna. Joel en fait de même. mais au moment de l'intervention , au fur & a mesure que les souvenirs s'envolent, Joel se rend compte que finalement il ne veut pas oublier tous ses instants en compagnie de Clémentine. Il essaye par tous les moyens de les sauver en allant au plus profond de sa mémoire ...

Autant vous prévenir, je risque de ne pas être très objective en parlant de ce film car je n'y vois aucun défaut . Tout est parfait: le scénario, la mise en scène , les acteurs, la musique. Alors pour commencer, parlons du scénario signé Charlie Kaufman loufoque , très original. Il ne faut pas dénier que  les histoires d'amour, c'est ce qu'il y a de plus banales dans le cinéma.Chaque film en présente même dans les films de super-costaud .

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Pourtant ici, le romantisme est très subtil, en évoquant  l'importance de la mémoire et en nous faisant demander, si effacer certains moments passées qui peuvent être douloureux est vraiment la meilleure solution.Une petite remarque en plus:  C'est vrai que plusieurs visionnages doivent être nécessaire pour bien comprendre tous les détails.
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Ensuite la réalisation & la mise en scène , c'est le premier film de Michel Gondry que je découvrais, je connaissais un peu son travail sur les clips de Bjork .Autant dire que sa façon de mettre en scène m'a surprise même si elle est plus abordable que la Science des rêves ou son 1er long métrage Human nature . Ce que j'aime beaucoup chez lui c'est ces petites bidouillages qui font amateur mais tellement originaux et qui rendent finalement très bien . Il innove & s'amuse et nous aussi en les voyant .

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En ce qui concerne acteurs: il semble qu'ils  ont inversés  leurs registre de jeu. On trouve l'hilarant Jim Carrey dans le corps d'un personnage plutôt discret, introverti mais gardant  un peu ce côté déjanté qui lui est propre et Kate Winslet en petite rigolotte  qui veut profiter de chaque moments présents en préfèrant oublier le passé . Un couple de cinéma convaincant &  attachant. La scène où ils retombent en enfance est particulièrement émouvante, drole et tellment simple .
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Autour de ce couple , gravitent d'autres personnages secondaires Stan ( Mark Ruffalo), Patrick (Elijah Wood) & Mary ( Kirsten Dunst) tout aussi convaincants en personnages plutôt paumé, rigolo, manipulateur , mélancolique...

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Un très bon film, que j'ai regardé il y a quelques jours et je me rends compte que plus je le visionne, plus je comprends d'autres éléments & plus  je l'apprécie. C'est un film dont on ne se lasse pas!

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Pour finir, je vous mets la bande annonce américaine qui je trouve retranscrit bien l'ambiance du film et   donne vraiment de découvrir ce film à part...

   

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15 octobre 2008

Control

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de Anton Corbjin
(sortie: 26 septembre 2007)

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Années 70, la scène musicale est en pleine apogée entre  Bowie, the clash  etc ... Apparait alors un nouveau groupe de rock, Joy Division. Son leader, le jeune Ian Curtis ( Sam Riley)  supporte mal le  succès grandissant, ses crises d'épilespsie qui s'amplifient de jour en jour et ses problèmes familiales tiraillés entre l'amour qu'il porte à sa femme et à sa maitresse. Alors qu'une tournée américaine se prépare, il prend une décision fatale ...

Je l'ai enfin vu ... ce film qui faisait partie de ma longue liste de films à voir . Véritable  bijou pour les yeux, les oreilles .. .

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Personnellemnt, je ne connaissais pas grand chose de Joy Division à part les grandes lignes & quelques musiques . mais la banne - annonce m'avait beaucoup plu . Histoire vraie é& tragique, celle du groupe Joy division & plus spécialement de son leader, Ian Curtis . Personne qui s'eqt érigée à 23 ans au rang de légende musicale au même niveau que Jim Morrisson et d'autres . On le suit dès son adolescence  à Macclesfield , ville calme où le jeune homme a du aml a s'épanouir . Il se renferme dans l'écriture et plus spécialement la poésie et écoute Bowie et d'autres groupes.

Mariés trop tôt, il se lance avec son groupe dans une carrière musicale. Mais Ian a du mal à gérer entre sa vie de famille, ses crises épileptiques . Ce qui est paradoxale & bien montrer dans ce film, c'est que plus le succès grandit, s'étend a travers l'angleterre  l'europe , plus le chanteur est mal à l'aise . C'est d'ailleurs un personnage attachant quenous présente Anton Corbjon, luttant comme il le peut contre  le choix qu'il doit faire entre sa femme , sa fille & sa maitresse . Il doit aussi se confronter à la maladie qui tient une place de plus en plus envahissante dans sa carrière . D'ailleurs, c'est de là que vient la chanson "she's lost control" qui a inspiré aussi le titre du film. De plus , la scène où Ian travaille dans une sorte d'agence intérimaire ( à ce que j'ai compris) & où il est face à une épileptique  est assez intriguante quand on y repense. Pour le choix de l'interprète,  Sam Riley, acteur intriguant qui  joue à bras le corps son personnage en insistant sur sa sensibilité , ses souffrances . Pour la réalisation, c'est un très beau film, aussi bien dans l'intrigue, qu' esthétiquement . Le noir et blanc est sublime: ce film est un ensemble de photographies animées .Anton Corbjin, le réalisateur est de premier métier photographe & a réalisé quelques clips pour Depeche Mode ou  U2. En tout cas , chaque plan est extrêmement soigné . Un film agréable à regarder qui ne nous laisse pas indifférents...

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A suivre, quelques chansons de Joy division que l'on retrouve dans le film

Posté par zaboue à 10:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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